Bouton enter julie Bouton entrer bas de julie

L’origine des « Murray Bay Socks »

Depuis le début de la colonie et jusqu'à la première moitié du siècle dernier, la vallée du Saint-Laurent et par conséquent Charlevoix était habitée par des colons qui cultivaient chacun une terre que leur avait confiée le Seigneur de la région. Cette terre suffisait à produire les denrées nécessaires au colon et à sa famille tout en contribuant à la bonne vie du Seigneur. Ainsi, un cultivateur pouvait posséder 1 cheval, 1 bœuf, 3 vaches, 3 cochons, quelques poules et 2 ou 3 moutons. Tout était produit sur la ferme. Tout était issu de la terre; nourriture, bois de chauffage et de construction, savon, meubles, étoffes etc… Par exemple, chaque année, on tondait les 2 ou 3 moutons, on teignait la laine d’une couleur et on confectionnait une pièce importante de vêtement, souvent un manteau en laine bouillie, pour un membre de la famille. Le restant de la laine de cette couleur était mis dans un sac dans lequel on puisait, au besoin, pour confectionner tuques, mitaines et…. chaussettes. La laine de toutes les couleurs y passait. Les chaussettes de laine rayées étaient nées.

Au 19e siècle et au début du 20e, Charlevoix était fréquenté par une riche société anglaise et américaine qui y passait l’été. Amateurs des belles choses du terroir, ces villégiateurs découvrent vite l’habilité des fermiers à fabriquer des meubles et de magnifiques étoffes, et meublèrent leurs villas de ces merveilles. Tous les automnes, ceux-ci visitaient donc les fermiers et leur commandaient des articles à faire pendant l’hiver. Or voilà qu’un jour, ils se mirent à porter les chaussettes « de laine rayées » tricotées à la main que sans doute leur avait offertes en cadeau une fermière reconnaissante.

Les « Murray Bay socks » aujourd'hui « Les bas de Julie » venaient de naître.

The Origins of the « Murray Bay Socks »

From the beginning of the founding of the colony and up to the second half of the 20th century, the Saint-Lawrence River valley, Charlevoix County included, was inhabited by settlers who, through an arrangement with the local lord, were allotted a piece of land to cultivate. This concession had to suffice to produce all the staples necessary for the survival of the settler and his family while contributing to the “good life” at the lord’s manor house. Thus, settlers would generally possess a horse, a bull, three cows, three pigs, a few chickens and two or three sheep. The farm provided for all the settler’s needs. Everything came from the land: food, firewood and wood for construction, soap, furniture, woven cloth and carpets among many other items. For example, each year two or three sheep would be sheared and the wool dyed and an important item of clothing would be made for one of the family, such as an overcoat made with boiled wool. The rest of the wool would be put aside to be used as needed to fabricate toques, mittens and…socks. The strands of wool were of many colours: thus came into being the stripped coloured wool socks.

During the 19th century and the early part of the 20th, Charlevoix was host to a great many rich and high society English speaking Canadians and Americans who came to enjoy the sunny season. These summer people highly appreciated the work of local artisans and visitors soon discovered furniture and woven fabrics and eventually began to furnish their summer homes with these beautiful pieces made by the local farmers and craftsmen. Every autumn, before leaving, many would make the rounds of these artisans and place orders for a variety of objects to be produced during the coming winter.It was probably at one of these occasions that a grateful farmwife offered as a gift a pair of stripped woollen socks to one of their customers.

Thus, “Murray Bay socks” now known as “Les bas de Julie” were born.
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